BREST, CITE DE A MER ET VILLE DE TOUS LES DEFIS ! BREST MEME, BREST MAIME !

De l’autre côté de la Penfeld, la tour Tanguy rappelle toute l’histoire de la ville grâce à d’immenses dioramas. La visite de l’arsenal, l’activité marquante de Brest, est possible du 15 juin au 15 septembre et durant les vacances de Pâques. Il suffit de se présenter muni d’une carte d’identité française à la porte de la Grande Rivière.
Ne manquez pas de vous promener à Recouvrance, le plus vieux quartier de Brest, où l’on trouve aussi des restaurants ouverts la nuit. Par ailleurs, le cours d’Ajot, où trône le Monument Américain, est une jolie promenade de 600 mètres offrant un très beau panorama sur la rade de Brest.
Le musée des Beaux-Arts, rue Traverse, possède de belles collections des XVIIe et XXe siècles. Le mémorial Fort-Montbarey, allée Bir-Hakeim, route du Conquet, rappelle les événements de la Seconde Guerre mondiale.
Le plus grand port de plaisance de Bretagne
Le port de plaisance, disposant de 1.325 places au Moulin-Blanc, est le plus grand de Bretagne. On y trouve centres nautiques, écoles de voile, location de matériel? La société Azénor ainsi que les Vedettes armoricaines proposent différentes formules de visites commentées de la rade et du port militaire. Vous pouvez aussi opter pour la navigation à l’ancienne sur la “Recouvrance” ou “Notre-Dame de Rumengol”. Du port de commerce, vous avez également la possibilité d’embarquer pour Ouessant.
Océanopolis présente ses trois pavillons : tempéré, tropical et polaire. Le centre est l’un des tout le premiers parcs européen de loisirs des sciences de la Mer (http://www.oceanopolis.com).
Riche en parcs et jardins, Brest invite aux promenades dans le bois de Keroual, sur les rives de la Penfeld, dans la vallée de Sainte-Anne du Portzic ou encore au parc d’Eole.
Le vallon du Stangalard abrite le Conservatoire botanique. Le jardin de 22 hectares se prête aux balades tandis que les serres conservent une grande collection de plantes menacées.
Brest pratique
210.055 habitants : “Brestois”. Paris (592 km), Rennes (242 km), Morlaix (58 km), Quimper (73 km), Vannes (187 km).
source : bretagne.com – Evelyne Huet de Bretagne.com

Incomparable aura
En Bretagne, seuls le sport et musique produisent des figures populaires aussi fortes que Kersauson ou Tabarly. Pendant huit ans, Kersau sera le lieutenant du marin taciturne qui loue « sa force digne d’Hercule, son engagement et son humour ». Sa voix trahit l’admiration pour « un homme bon, un skipper magnifique » qu’il quitte en 1974 pour se lancer dans une carrière en solo sur Kriter. Il entreprend, en 1988, un tour du monde en solitaire qu’avant lui, seuls Alain Colas et Philippe Monnet avaient osé tenter sur multicoque. 125 jours sans voir la terre. En 1997, il remporte le Trophée Jules Vernes, référence absolue en navigation, en bouclant le tour du monde en moins de 80 jours. Le Tour du monde, c’est le nom du restaurant qu’il possède sur le port de commerce de Brest. Même Renaud a immortalisé le nom de ce navigateur d’exception : « Tabarly, Pageot, Kersauson ou Riguidel naviguent pas sur des cageots, ni sur des poubelles. » C’est vrai. Et il est même superbe, ce fameux Geronimo. Avec son géant des mers de 34 mètres de long sur 25 mètres de large, doté d’un gréement culminant à plus de 40 mètres, Olivier de Kersauzon confirme son goût pour les nouvelles technologies appliquées à la voile. Dans le genre « je ne fais rien comme tout le monde », il abandonne la course en solitaire pour chasser d’autres records en équipage.
Et vogue la Bretagne
Allusion à son autoritarisme sur les bateaux, il se dépeint comme « un dictateur éclairé » et tente de nous convaincre : « Mais si, j’ai un assez bon caractère. » L’an passé, le magazine armor a capté une autre vérité que celle de l’image médiatique d’Olivier de Kersauson. Comme d’habitude, ODK parle vrai. Et cela fait mal. Plus profondément, cette interview sans paillettes interroge son rapport à l’identité bretonne. Le commun des Bretons ignore tout de ses investissements dans les voiliers aux équipages en passant par les chantiers navals. « Ceux qui ont ramené autant d’argent que moi en Bretagne peuvent l’ouvrir, tonne-t-il avant jusqu’à plagier J.-F.Kennedy. Ne vous demandez pas ce que la Bretagne peut vous faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour elle. » François Cuillandre, maire de la Cité du Ponant, a trouvé en Olivier de Kersauson un parrain idéal pour la fête maritime internationale Brest 2008 : « Personne mieux qu’Olivier de Kersauson, par sa fidélité à notre ville et la part de rêve que suscite un tel événement, ne pouvait incarner cette nouvelle édition. » Pour l’heure, notre marin met le cap sur la Patagonie pour le tournage d’un documentaire pour Empreintes sur France 5. De nouvelles aventures toujours aussi iodées. « Dès que le vent soufflera, je repartira. Dès que les vents tourneront, nous nous en allerons. »
RONAN LE FLÉCHER
Brest en bref / Histoire de Brest
Département : Finistère – code postal : 29200 – Région : Bretagne
Préhistoire
Dès l’Âge du bronze, la pointe de Bretagne se trouve sur la route de l’étain.
Antiquité
Le site de Brest faisait partie du territoire du peuple gaulois armoricain des Osismes ou Osismii. Ils occupaient à peu près l’espace de l’actuel Finistère.
La naissance de Brest correspond à la construction d’un camp fortifié romain nommé Gesocribate[réf. nécessaire], à la fin du IIIe siècle. Ce castrum est contemporain des murailles de Vannes, Nantes, Rennes et Alet érigées à chaque fois avec le matériau prélevé sur les monuments publics de ces villes démolies pour cette occasion, indice d’une grande urgence : il fallait d’une part se protéger des assauts répétés de pirates dits « Saxons » ou « Frisons », des bagaudes qui pillaient les campagnes et attaquaient même les villes non défendues, et d’éventuelles troupes barbares dont on craignait l’arrivée. D’autre part, le gouvernement impérial mettait en place une organisation militaire qui s’appellera au siècle suivant le Tractus armoricanus et nervicanus avec constitution d’une flotte, la Classis armoricana pour le contrôle des côtes.
Il a été proposé que la capitale des Osismes eût été transférée de Vorgium (Carhaix) à Brest pour des raisons de défense et de contrôle maritime, et qu’elle aurait vu emménager à l’abri de ses murs les élites carhaisiennes. Mais il a été établi récemment que si Brest a reçu le cantonnement d’une légion romaine dans ses murailles, Carhaix est demeurée chef-lieu jusqu’à la dissolution des structures administratives gallo-romaines due à l’immigration bretonne.
Les Coriosolites ont été dans le même cas, doublant leur capitale (dans les terres) de Corseul par le port nouvellement fortifié d’Alet (l’actuelle Saint-Servan, entre Manche et Rance). L’absence d’évêché attesté à Carhaix et Corseul, mais aussi à Brest et Alet (avant le VIIIe siècle pour cette dernière ville) est aussi à rechercher dans l’organisation religieuse des premiers Bretons continentaux, basée sur des abbayes-évêchés (Landevennec, Saint-Pol, Tréguier, Dol…). La dépopulation de Brest au IXe siècle lui fera préférer naturellement Saint-Pol-de-Léon et Quimper pour siège d’un diocèse divisé désormais entre Léon et Cornouaille : le souvenir des Osismes s’était évanoui.
Le castrum romain du IIIe siècle endommagé et en partie ruiné fut renforcé d’une nouvelle construction, le Castellum, bâtie à l’intérieur du vieux Castrum par le comte Morvan de Léon pour se protéger des Normands qui ravageaient la région. Cette ville fortifiée deviendra château au XVIe siècle quand la population civile l’évacuera pour peupler les faubourgs. Le château sera modifié jusqu’au XXe siècle.
Moyen Âge
Au Moyen Âge, la configuration de la côte et des dangers du large obligent la totalité du trafic maritime entre le Nord et le Sud de l’Europe à passer au pied des falaises et de l’abbaye de saint Mathieu, dont dépend alors Brest, un des ports les plus importants de tout l’Occident.
En effet, la Penfeld a longtemps constitué par elle-même un excellent port naturel. Elle est abritée et presque dissimulée derrière un rocher d’environ 200 mètres dans sa plus grande longueur qui plongeait dans l’eau sur deux côtés et était isolé de la terre par un ravin sur son troisième côté.
Brest est tour à tour sous la domination du duc de Bretagne et du royaume d’Angleterre.
Ancien Régime
En 1593, Henri IV donne à Brest le titre de ville et en 1631, Richelieu fait de Brest un port militaire. Il crée alors le port et les arsenaux, sur les rives de la rivière Penfeld. Ces constructions nécessitèrent une main-d’œuvre abondante qu’il fallut loger.
Maison de la Fontaine, dans le quartier de Recouvrance, est l’une des maisons brestoises les plus anciennes (fin XVIIe siècle)
En 1683, Vauban fortifia la ville. À la fin du règne de Louis XIV la ville est désormais constituée et compte environ 15 000 habitants.
En 1686, venus par la mer à bord de l’Oiseau et de la Maligne, débarquent à Brest, trois ambassadeurs du roi de Siam accompagnés de six mandarins, trois interprètes, deux secrétaires et une vingtaine de domestiques, chargés de nombreux présents, ils venaient rendre visite au roi Louis XIV à Versailles. Empruntant à pied la rue Saint-Pierre, ils émerveillèrent les Brestois qui rebaptisèrent la rue en rue de Siam.
Au XVIIIe siècle l’ingénieur brestois Antoine Choquet de Lindu dirigea les travaux du port et, en 1750, bâtit le bagne de Brest qui ne sera désaffecté qu’au milieu du XIXe siècle. Vidocq, fils d’un boulanger d’Arras et le plus célèbre forçat brestois, parviendra à s’en évader.
Blason
Mi-parti de France et de Bretagne ou bien Parti : au 1er d’azur à trois fleurs de lis d’or ; au 2e d’hermine.
Ceci signifie que l’écu est divisé en deux dans le sens de la hauteur, que figurent sur la moitié gauche les armes de France (des fleurs de lys dorées sur fond bleu) et sur la moitié droite un semi d’hermines, emblème de la Bretagne.
C’est dans un registre de délibérations du conseil municipal que figure, à la date du 15 juillet 1683, la première mention de ces armoiries brestoises.
Révolution
Sous la Révolution, Brest prend une nouvelle importance. Ce grand port militaire doit à tout prix rester acquis à la France. En 1789, la ville s’engage majoritairement pour la Révolution. Plus grande ville de l’ouest de la Bretagne, on lui préféra pourtant Quimper comme chef-lieu de département du Finistère lors de sa création sous l’Assemblée constituante en 1791. En 1792, ce sont même les fédérés brestois qui, avec les fédérés marseillais, prennent les Tuileries lors de la journée du 10 août, afin d’emprisonner le roi. Cependant, après la radicalisation révolutionnaire, notamment le coup d’État des Montagnards contre les Girondins en juin 1793, la commune de Brest, majoritairement girondine, se détache de la nouvelle orientation girondine. Elle prend part à ce qu’on appelle alors le « fédéralisme ».
Après l’échec de ce mouvement, la répression est activée : en 1794, les différents représentants du peuple en mission installent le Tribunal révolutionnaire de Brest, qui condamnera soixante-dix personnes à la guillotine. Parallèlement, la marine est redressée par André Jeanbon Saint André. Après la mort de Robespierre, la nouvelle arrive à Brest tardivement et n’engendre dans un premier temps aucun changement : la guillotine poursuit son travail. Toutefois, dès septembre, des prisonniers de la Terreur sont libérés : ceux-ci lancent un vaste mouvement d’opinion contre les Jacobins qu’ils appellent rapidement « terroristes ». Ils les accusent notamment d’avoir été sanguinaires, et même d’avoir bu le sang des victimes (sans qu’il n’y ait aucune trace dans les sources). La surenchère amène finalement l’arrestation de la plupart de ceux qui ont été liés à la Terreur.
Les anciens notables de la ville, ceux qui avaient été au pouvoir lors des débuts de la Révolution, retrouvent leur influence et leur place au sein des organes de la ville. Ainsi, lors des élections de 1795 pour les nouvelles assemblées directoriales, trois girondins sont élus. En 1800, Charles Ambroise de Caffarelli du Falga est nommé préfet maritime de l’Atlantique.
XIXe siècle
La ville perd cependant beaucoup d’influence : en raison du blocus anglais permanent, la marine est quasi paralysée et ne peut plus jouer le rôle d’avant-poste de la République. Ainsi, la ville connaît une phase d’accalmie. Après un siècle de marasme, le développement de Brest reprit sous le Second Empire. En 1856, Napoléon III permit à la ville de jeter un pont sur la Penfeld. L’empereur et l’impératrice furent reçus magnifiquement quand ils séjournèrent à Brest du 9 août au 12 août 1858. En reconnaissance de cet accueil, Napoléon III fit agrandir l’arsenal et prolonger deux lignes de chemin de fer jusqu’à Brest et créa le port de commerce.
Cependant, il se mit au plus mal avec les notables de la ville. En effet, la coutume voulait que le Roi salue les riches bourgeois avant les officiers et les nouveaux riches, de plus il est à souligner qu’ils étaient placés alors sur la tribune d’accueil selon leurs niveaux de richesse, plus on était riche plus on était proche du Roi. Lorsque Napoléon III inaugura le pont de Recouvrance, il se dirigea directement vers l’extrême droite de la tribune, alors que Joséphine s’avança vers l’extrême gauche, saluant ainsi les plus proches du prolétariat, et dernière « offense » il tourna le dos aux nobles et ne les salua point.
XXe siècle
En 1917, Brest devient port de débarquement des Américains à destination des tranchées de la Première Guerre mondiale.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes entrent à Brest le 19 juin 1940. Ils y construisent alors une base sous-marine. Les premiers bombardements des Alliés sur la ville commencent en 1941 et dureront jusqu’à la libération de la ville le 18 septembre 1944 par les troupes américaines après un siège de quarante-trois jours. Il ne restait alors plus rien du vieux Brest. Seuls le château, la Tour Tanguy et la rue Saint-Malo ont résisté aux bombes et ont pu être conservés.
Barbara, un poème de Jacques Prévert rappelle la dramatique destruction de Brest dans ces quelques vers :
Port de Brest, août 1944
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n’est plus pareil et tout est abîmé
C’est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n’est même plus l’orage
De fer d’acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l’eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.
Les habitants réfugiés pour beaucoup dans d’autres régions (la Sarthe notamment) rentrent alors reconstruire sur les décombres du vieux Brest une ville nouvelle (1946-1961) selon les plans de Jean-Baptiste Mathon. On construisit des baraques en bois pour ceux qui n’avaient nulle part où aller. Il a fallu parer au plus pressé pour reloger la population, au détriment de l’esthétique et du patrimoine historique de la ville. Les blocs de béton et les grandes allées rectilignes ont remplacé les anciennes ruelles, dont le dernier vestige est la rue de Saint-Malo.
En mars 1950, débutent les grèves ouvrières des dockers et des ouvriers de la Reconstruction, pour une augmentation de salaire. Suite à une manifestation agitée le 16 avril 1950, réunissant 1000 à 2000 ouvriers, des responsables du Parti communiste et de la CGT sont arrêtés. Le lendemain, 2500 grévistes dénoncent ces arrestations et affrontent violemment les forces de l’ordre. La répression quarante-neuf blessés et un mort, Édouard Mazé, ouvrier de vingt-six ans tué par les CRS d’une balle dans la tête. Les syndicats lancent alors une grève générale en signe de deuil. Son enterrement réunit près de 20 000 personnes, tandis que l’Assemblée nationale décide de ne blâmer officiellement que la violence des grévistes. Cette histoire fait l’objet de la bande dessinée Un homme est mort d’Étienne Davodeau et Kris.
Orientée naturellement vers l’industrie d’armement, Brest y puise sa prospérité d’après-guerre. Le déclin de cette industrie impose, à la fin du XXe siècle, le transfert des activités économiques vers les structures de la recherche maritime et les nouvelles technologies.
250-350 : construction du Castellum de Brest, camp romain constituant la première citadelle de Brest.
410-420 : fin de l’occupation romaine.
1240 : le duc Jean Ier le Roux achète le château, le village et le port de Brest au comte de Léon Hervé III, ruiné.
1341 : Jean de Montfort s’empare du château et entoure le bourg d’un rempart.
1386-1387 : Jean IV de Bretagne assiège vainement, à deux reprises, Brest tenu par les Anglais.
1397 : remise de Brest par Richard II d’Angleterre à Jean IV de Bretagne contre une grosse indemnité.
1505 : visite de la duchesse-reine Anne.
1512 (10 août) : combat de la Cordelière.
1592 les ligueurs font le siège du château pendant cinq mois. René de Rieux, gouverneur de Brest, défait les assiégeants.
1593 (31 décembre) : Henri IV accorde le droit de bourgeoisie aux habitants de Brest, qui compte 1500 habitants, et leur permet d’élire un maire et deux échevins.
1629 : Richelieu envoie d’Infreville à Brest en tournée d’inspection.
1631 : Richelieu crée la Flotte du Ponant et le Port en Penfell. Naissance de l’arsenal, début du développement portuaire et militaire de Brest, qui conduira à la fortification du site.
1681 : Louis XIV réunit le bourg de Sainte Catherine (Recouvrance) à Brest, aux dépens de saint-Pierre-Quilbignon.
1683 : Vauban dresse un plan des fortifications à entreprendre.
16?? : extension du territoire de la ville jusqu’aux fortifications aux dépens de Lambézellec.
1686 (18 juin) : arrivée des ambassadeurs de Siam qui passent par la rue Saint-Pierre, future rue de Siam.
1694 : premier plan d’aménagement de Brest par Vauban.
1702 : bénédiction de l’église Saint-Louis.
1746-1784 : grands travaux de l’ingénieur de la Marine, Antoine Choquet de Lindu qui marquera la ville.
1750-1751 : construction du bagne de Brest
1752 (janvier) : constitution de l’Académie de Marine.
1778 (juin) : combat de la Belle Poule.
1785 (août) : départ de Lapérouse et Fleuriot de Langle.
1789 (avril) : assemblée électorale de la sénéchaussée de Brest. Élection des députés brestois aux états généraux.
1800 (juillet) : nomination du premier préfet maritime, Cafarelli.
1830 : création de l’École navale (sur l’Orion).
1852 (mars) : le principe de la transportation des forçats en Guyane est établi.
1856 (avril) : décret de création d’un pont sur la Penfell.
1858 (9-12 août) : séjour de l’empereur Napoléon III et de l’impératrice Eugénie. Inauguration du canal de Nantes à Brest.
1858 (1er septembre) : départ du dernier convoi de bagnards à destination de la Guyane. À la fin de l’année, il ne reste plus un forçat à Brest.
1858 : création de la Société académique de Brest.
1859 (août) : décret de création d’un port de commerce à Porstrein
1861 : Brest intègre 172ha (« l’extension ») de la commune de Lambézellec, de l’actuelle place de la Liberté à l’Octroi, pour s’étendre hors les murs et englober son nouveau port de commerce.
1861 (juin) : ouverture du pont à la circulation.
1861-1889 : le port de commerce quitte la Penfeld. Il devient, dans l’ancienne anse de Porstrein qui est comblée, le port Napoléon.
1865 (avril) : arrivée du chemin de fer et inauguration de la gare.
1891 : premier Paris-Brest-Paris.
1917 – 1918 : Brest, port de débarquement américain.
1920-1929 : la ville étouffe dans ses fortifications et se développe hors de ses murs. Le Plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension de Brest étudié par l’architecte Georges Milineau tentera d’organiser ces évolutions.
1930 : inauguration du pont Albert-Louppe, dit « pont de Plougastel ».
1940 (19 juin) : entrée des troupes allemandes à Brest.
1940 (8 juillet) : premiers bombardements alliés de la ville.
1941 (22 mars) : arrivée des croiseurs allemands Scharnhorst, Gneisenau et Prinz-Eugen.
1942 (11 février) : départ des croiseurs allemands.
1943 (28 janvier) : décret d’évacuation de la population non indispensable.
1943 : premières études d’un plan de reconstruction menées par Jean-Baptiste Mathon.
1943 (9 février) : avis d’évacuation obligatoire des « non indispensables », évacuation de la population scolaire.
1944 (13 et 14 août) : évacuation totale de la ville (ne restent qu’environ 2000 personnes : défense passive) .
1944 (9 septembre) : explosion de l’abri Sadi-Carnot (373 civils et plusieurs centaines d’Allemands morts)
1944 (18 septembre) : reddition de la garnison allemande de la Place de Brest et libération de la ville au terme d’un siège qui la laissera en ruines.
1945 : création du grand Brest par agrégation des communes voisines : Lambézellec, Saint-Pierre-Quilbignon et Saint-Marc.
1947 : explosion de l’Ocean Liberty, chargé en nitrate d’ammonium (plus qu’à AZF), il détruit en partie le quartier de Saint-Marc.
1946-1961 : reconstruction de la ville.
1950 (mars-avril) : grèves des ouvriers de la reconstruction et des dockers, qui se soldent le 17 avril à la mort d’un ouvrier.
1960 : création du Collège scientifique, future université de Bretagne Occidentale.
1960 (7 septembre) : remise de la médaille de la Résistance à la ville par le général de Gaulle.
1964 : création de l’escadre de l’Atlantique.
1974 (1er janvier) : création de la Communauté Urbaine de Brest qui regroupe 8 communes.
1994 : inauguration du pont de l’Iroise (en présence d’Édouard Balladur)
2000 : création de l’Association des communautés du Pays de Brest.
2004 : changement de nom de la communauté urbaine et naissance de Brest Métropole Océane.
source : Wikipedia
Christophe Miossec aime Brest. Il peut en parler pendant des heures. On imagine alors une sorte de principauté grise posée à la pointe du Léon, obéissant à ses propres règles, obscures pour la plupart des Bretons, opaques pour la majorité de la planète.
S’il est des villes frontalières, Brest est en fait une ville frontale. Sentinelle [...]
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Située sur les hauteurs du port de plaisance du Moulin Blanc, la Palmeraie du Moulin Blanc offre un cadre de vie intime et de charme, tout en bénéficiant du dynamisme de la ville de Brest.
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